Dimanche 18 janvier 2009
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Pour ceux qui ne connaissent pas l'Espagne je vais vous montrer où se situe la ville dans
laquelle je réside: Madrid
Et pour ceux qui ne connaissent pas madrid je v vous montrer ou j'habite: Calle del
Ferrocarril (ou ferrocarril pour les intimes)
Par philippe roger
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Samedi 24 janvier 2009
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18:55
L’une des premières choses qu’un touriste voit en arrivant a Madrid (après l’aéroport ou
la gare), c’est le métro. C’est aussi la première chose que je vois tous les matins en me levant ! Je l’emprunte en moyenne 1h30 par jour, voila pourquoi j’ai décidé d’en faire l’objet de
mon premier article.
Ici c’est une vraie bénédiction, il passe par tous les coins de la ville, et dépose à côté de tous les lieux d’intérêt. Sa longueur
totale est d’environ 227km, soit l'équivalent d'un Paris-Lille. Plutôt impressionnant!
Mais ce qui est encore plus impressionnant c'est la propreté de ce métro. Je ne connais pas encore toutes les lignes mais on pourrait presque manger sur le sol de toutes les rames que j'ai
empruntées jusqu'a maintenant. Les nouvelles rames bénéficient de petits écrans plats qui diffusent un spot publicitaire ventant les qualités de ce moyen de transport, un peu à la manière des
« télécrans » dans le roman 1984 de George Orwell.
Même dans quelques stations, on trouve des écrans géants passant des documentaires et des noticias1. Je ne peux pas imaginer une chose pareille à Paris, pourquoi ? Et bien tout simplement
car les écrans tiendraient difficilement une nuit sans se faire voler.
Les stations en elles même sont très bien entretenues, les tags ne font pas ici office de motifs de papier peint. On retrouve même
dans quelques stations (Arturo Soria par exemple) des murs en marbre ! Et si vous prenez le métro, pensez à passer voir la station de Retiro qui est très bien décorée.
Mais ce métro n’est pas parfait, loin de la. Déjà il termine (seulement) à 1h30 du matin (pas très pratique les soirs de weekend).
Mais il est surtout assez lent. Surtout hors des heures de pointe où les portes restent ouvertes éternellement à chaque arrêt à quai ! Ca a le don de m’exaspérer assez vite ! Et comme
si cela ne suffisait pas, lors de changement il vaut mieux faire en sorte de sortir le premier de la rame pour ne pas rester coincé derrière un/une espagnol(e). Pourquoi ? Car ils sont
LENTS. Surtout le matin quand il ne me reste que 20 minutes pour faire un trajet de 30 minutes!
Mais au moins il n’est pas très cher 1€ seulement le ticket, moins cher que le bon vieux tram bordelais !
Voila pour ce premier article. Je rassure mes lecteurs, ils ne seront pas tous aussi ennuyeux, je compte consacrer pas mal de temps à tester les meilleurs bars et restaurants de la capitale et de
vous en faire des comptes rendus. Car ici bien manger et bien boire fait parti de la culture !
i Hasta luego !
1 : journal télévisé
Par philippe roger
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Lundi 26 janvier 2009
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17:54
Quatrième semaine de stage. Je connais désormais bien les personnes avec qui je travaille. Je peux donc
profiter d'une petite pause bien méritée pour essayer de vous retranscrire l'ambiance dans un bureau espagnol. (Photo ci-dessous)
Dans la compagnie où je travaille c'est un peu comme une petite famille: seulement 7 employés âgés entre 32 et 50 ans. Il y a donc une ambiance
ultra détendue qui règne.
Le boss m'a d’ailleurs directement averti que ce qui primait ici c'était la collaboration et la bonne entente entre les employés. Il a l'air d'avoir entièrement confiance en eux et il les
laisse faire un peu ce qu'ils veulent, à partir du moment où les objectifs sont remplis.
Je pense qu'un exemple de journée pourra vous donner une image assez fidèle de l'ambiance:
J'arrive au bureau à 9h pétante (après une heure de transport en commun). En général seul le boss et une secrétaire sont déjà là. Ensuite c'est le grand défilé des employés en retard.
Entre 9h et 10h30 les retardataires débarquent comme des fleurs, sans aucune excuse. Ils passent dire bonjour à tous les employés dans leurs bureaux et leur demandent comment c'est
passé leurs weekend, comme si de rien était. Une fois que les employés en retard sont enfin arrivés on pourrait penser qu'ils vont se mettre au travail pour ne pas perdre plus de temps? Mais en
général la prochaine étape de la matinée c'est la pause café (certes on ne peut pas vraiment parler de pause car ils n’ont pas encore commencé à travailler).
Cela fait que la journée ne commence vraiment qu'à partir de 11h...
Une bonne matinée moyenne compte donc environ 3h30 de travail (sans compter les multiples pauses cafés/cigarettes que les employés se permettent de prendre toutes les heures).
Ensuite vient la pause déjeuner (et c'est de loin le meilleur moment de la journée). Mais il faut attendre 14h30 (et les crampes d'estomac) pour aller manger car contrairement à
la France, le repas du midi ne se prend pas à 12h30.
Et dans le petit restaurant brasserie tapas du coin c'est habituel de prendre un menu à 10€ comprenant entrée, plat et dessert, le tout accompagné d'une petite cerveza "San Miguel". J'aime autant
vous dire que de retour au bureau (vers 16h) il est très dur de se remettre au travail (digestion oblige).
Les derniers partiront vers 18h30 mais j'ai de la chance car ça ne m'arrive que très rarement de faire des journées complètes.
Par philippe roger
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Mercredi 4 février 2009
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20:12
Avant de partager les bons plans pour sortir a Madrid avec
mes gentils lecteurs, je voulais vous montrez un petit aperçu de ma vie ici.
Voila tout d’abord quelques photos de mon superbe appartement que je partage avec 6 autres personnes :
voila le Salon (plutot rare dans les colloc espagnoles)
Et la magnigfique cuisine
toute équipée
(avec lave-vaisselle, quel luxe!)
Ceci est notre entrée (avec
canapé pour invités à
heberger)
Et ma magnifique chambre (dont la beauté des rideaux n'a d'égal que la qualité de la litterie ;)
Pour ceux qui se demandent « comment il a fait pour trouver un logement de haut standing comme celui la ? » je vais
vous expliquer très clairement comment s’y prendre :
Avant de partir j’ai commencé par rechercher des annonces sur internet pour trier les quartiers, et faire une présélection des
annonces les plus intéressantes. Très honnêtement au départ je pensais pouvoir trouver le logement parfait à partir de mon canapé en France. Mais après moult demandes et moult refus j’ai du
déchanté. Je me suis donc dit « le mieux c’est d’aller là bas et de voir les appartements de mes propres yeux. ». Surtout que lorsqu’on cherche une collocation c’est toujours mieux de
voir l’état du logement et (si on le peut) les gens qui y habitent. J’ai donc pris une auberge de jeunesse sur place pour la première nuit et dès le lendemain matin j’arpentais les rue Madrilènes
pour trouver la perle rare. Je dois dire que je suis tombé sur plusieurs « merdes » (il faut le dire). Des taudis pas cher et d’autres très corrects mais très chers. Pas évident de
trouver quelque chose de convenable pour pas cher !
Donc j’ai finalement décidé de passer par un organisme qui s’occupe de placer des étudiants dans des appartements en collocation. Cela
m’assurait d’être avec des jeunes de mon âge, et possiblement des espagnols pour pouvoir pratiquer la langue à fond… pas de chance je suis tombé sur quasiment que des français !! Mais
l’ambiance y est très bonne et je conseil vivement aux futurs étudiants français à Madrid de venir sur place pour trouver.
Par philippe roger
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Mardi 10 février 2009
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11:45
Après plusieurs
semaines ici à Madrid, je me suis trouvé plusieurs fois dans l'obligation d'aller faire des courses. Pour cela j'ai beaucoup de chance car mon appartement se trouve juste au dessus d'un
supermarché, le MERCADONA. Donc pas besoin de marcher des centaines de mètres avec les sacs plastiques pleins à craquer (car ici ils donnent toujours des sacs plastiques aux caisses).
J'ai donc, à la suite de mes multiples emplettes, eu la possibilité de relever les différences entre la France et l'Espagne sur le plan des supermarchés.
Voila alors comment se passe les courses dans un Mercadona espagnol:
La première chose qui choque quand on rentre de ce
supermarché c'est le fait qu'il faille laisser tous ses sacs dans l'entrée. Même les mémés doivent abandonner leurs panier à roulettes le temps des courses. Il ya donc des casiers mis a
disposition pour y déposer toutes formes de sac susceptible de servir à voler.
Ceci est surement du a l'absence de caméras de sécurité dans ce supermarché. Mais pourtant un vigile est présent, et je crois qu'il n'aime pas beaucoup les français car dès que nous entrons
il nous suit systématiquement!
Quoi qu'il en soit cette pratique n'est vraiment pas très pratique (sans mauvais jeux de mots).
La deuxième chose qui change énormément avec les supermarchés Français est la disposition des articles dans les rayons. Impossible de s'y retrouver! De ce fait les premières courses ont pris un
temps fou. Et une fois les rayons un peu maîtrisés, la disposition change! Je ne suis pas sur que les chefs de rayons ont reçus une quelconque formation en merchandising.
Aucun produit n'est mis en avant, pas de promotions de tête de gondole. Impensable en France. A la caisse au lieu de vendre des chewing gum ou des babioles pas cher et toujours nécessaires (ou
pas) on trouve des kits de préparation pour faire des gelées, des fruits au sirop... Pas d’achats impulsifs possibles!
Mais le pire est la circulation dans les rayons. Déjà n'étant pas un très grand supermarché, les rayons ne sont pas larges, mais le véritable problème ici c'est la manutention. En
France elle s'opère tôt le matin avant les premiers clients, mais ici elle dure environ de l'ouverture à la fermeture du magasin. Des cartons trainent dans les rayons et les
caissières/manutentionnaires impolies rangent toute la journée. Elles vous bousculent en grognant et n'ont aucun respect pour le client. En France le client est roi, mais ici ce sont les employés
qui ont l'air de l'être.
Enfin, vous vous doutez bien (et c'est peu être la plus grande différence) que la nourriture en rayon n'est pas la même non plus. La viande rouge est rare, quasiment pas de bœuf. Le poulet lui
par contre a la vie belle au rayon frais: les 3/4 des linéaires de viande lui sont dédiés. De succulents petits chorizos à faire frire sont aussi bien représentés ainsi que des étrangéités
pour lesquelles 3 mois ne suffiront pas à m'y faire gouter. On ne retrouve quasiment aucune marques françaises, ici c'est Hacendado qui règne sur les étalage (l'équivalent de "marque repère" chez
Leclerc).
Je dois dire que j’ai trouvé des articles bizarres :
des steaks hachés mi-vache mi-cochon qui ont le gout de chaire a saucisse, des œufs déjà cuits, juste à coté des crus et dans les mêmes emballages (attention aux mauvaises
surprises).
J’ai donc assez vite appris à lire les emballages
attentivement avant de me lancer.
La dernière différence, et pas la moindre,
est que tout cela coute moins cher qu’en France. Tant au niveau nourriture que boisson. ¡Que bueno!
(Photos a venir, mais pas evident d'en prendre dans le supermarché)
Par philippe roger
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